mardi 11 décembre 2007

Les gestes du massage

En fonction de la zone massée, de l'effet souhaité, du déroulement du massage, on recourt à différents gestes de massage. En voici quelques uns...

L'effleurage : comme son nom l'indique, c'est une technique légère consistant à laisser glisser ses paumes à plat sur la peau, les mains bien ouvertes et souples pour épouser les formes du corps. Les mains glissent, dessinant des courbes, passant plusieurs fois sur une même zone. L'effleurage est une technique très relaxante, idéale en début de massage pour préparer le corps ou entre chaque étape de massage en tant que geste intermédiaire.

Le pétrissage : ce geste consiste à malaxer assez fortement une partie du corps. Les deux mains vont et viennent sur le muscle, réalisant des torsions. On joue ainsi sur les tissus en profondeur, ce qui favorise la circulation du sang, de la lymphe. C'est le geste idéal pour libérer les contractures musculaires, la fatigue, les tensions. A éviter sur les zones du corps peu charnues.

Les pressions : il s'agit de stimuler avec le pouce, la paume, le coude, le genou, les points vitaux ou des zones musculaires précises. Cette technique est particulièrement utilisée dans les massages asiatiques, dont le but est de rééquilibrer la circulation de l'énergie vitale dans le corps.

Les percussions : ce mouvement consiste à tapoter les muscles du tranchant de la main ou du bout des doigts avec fermeté. Les deux mains agissent simultanément, ou l'une après l'autre. Ce geste permet de détendre les muscles, relancer la circulation, redonner vitalité à tout le corps.

Les tapotements : cette technique consiste à tapoter les muscles en rythme régulier du tranchant des mains ou de la pulpe des doigts. Le mouvement doit être vif et rapide afin de stimuler la circulation sanguine et tonifier les tissus musculaires.

samedi 1 décembre 2007

Petite histoire du massage

massage nantes
Massage vient du grec massein, de l'hébreu mashesh et de l'arabe mass qui veulent dire pétrir, palper, presser.

Le toucher est la forme la plus ancienne de thérapie. Frotter une zone sensible ou endolorie du corps pour en éloigner la douleur est un geste inné chez l'humain. Le massage existe donc depuis la nuit des temps.

Il est utilisé depuis plus de 3 000 ans avant notre ère à des fins thérapeutiques par les Chinois. Avec les plantes et l'acupuncture, il est un des éléments fondateurs de leur médecine.
Le massage de tradition chinoise commence toujours par la plante des pieds. Dans cette partie du corps se situent des terminaisons sensibles qui correspondent à chacun des membres et des organes. Il serait donc possible de soigner l'œil ou l'oreille sans les toucher.
C'est en Inde que naît le massage yoga, à la fois source de bien-être et tradition religieuse, science qui recréée l'harmonie de la vie. Jivaka Kumarbhaccha, son fondateur, était yogi et médecin. Il eut Bouddha pour illustre patient.

Avec la propagation du bouddhisme en Asie, le massage à la fois curatif et religieux prit une place prépondérante en Thaïlande. Le massage Thaïlandais se donne essentiellement avec les coudes, en partant des pieds pour finir par la tête. Les actuels roi et la reine ont leurs masseurs particuliers qui les traitent quotidiennement. Le massage coquin est un avatar du tourisme.
Les Egyptiens et les Perses utilisaient aussi le massage comme technique thérapeutique.
Dans la Grèce antique, il (sous la base de frictions avec des huiles) était prodigué à toutes les personnes de la société, du patricien à l'esclave. Hippocrate, père de la médecine occidentale, le recommandait souvent à ses malades. Détendre après les bains, assouplir des tissus, accélérer la convalescence et préparer les lutteurs, telles en étaient ses fonctions.

Jules César avait droit, lui aussi, à un massage par jour ! Les Romains ont dévoyé le massage et lui ont donné une sulfureuse réputation. Avec eux, il était surtout détente, prodigué dans des lieux publics, thermes, stades, gymnases et ateliers de massage. La noble palpation était utilisée à des fins de débauche !

Cette coutume se répandit dans tout l'empire et donna une très mauvaise réputation à cette pratique, qui fut condamnée par l'Eglise et la médecine occidentale jusqu'à la fin du Moyen Age.
Au XVIIe siècle, Harvey "découvre" la circulation sanguine. Il constate que les frictions (les massages), sont bonnes pour celle-ci ! Le pétrissage reprend alors des "couleurs" thérapeutiques au sein de la médecine occidentale.

Au XIXe, Per Henrik Ling est le fondateur de l'école suédoise, basée sur la gymnastique et le massage. Cette méthode va donner naissance à la kinésithérapie...
Les foudres de la pudibonderie se sont enfin apaisées et le mot "massage" peut trouver sa place dans la langue française.

Il existe aujourd'hui plus de quatre-vingt techniques de massothérapie ! Chinoise, thaï, indienne, suédoise, américaine, canadienne... Utilisées pour raisons médicales, bien-être et détente, spiritualité, plaisir et intimité... A chacun son massage !